Quand les études coûtent trop cher : comment les financer coûte que coûte ! - Charly

Quand les études coûtent trop cher : comment les financer coûte que coûte !

73% des étudiants travaillent pour financer leurs études. C’est énorme ! Ça signifie que tu as 3 chances sur 4 de faire autre chose qu’étudier pendant tes études : en plus d’aller en cours, de réviser et de passer les examens, tu vas bosser pour gagner suffisamment d’argent et poursuivre tes études.

Ce n’est pas tant les inscriptions qui coûtent cher. Une année de licence coûte 184 euros environ, un master 256 euros et un doctorat 391 euros. Il y a aussi les écoles payantes, qui peuvent aller de 3 000 à 15 000 euros l’année !

C’est surtout le coût de la vie qui grimpe très vite : devoir te loger, te nourrir, te transporter, sortir, etc. De toutes les manières, tu n’as pas tellement le choix : choisir ton orientation, trouver les études qui te correspondent et être admis, ce n’était déjà pas très simple !

Ce serait bien dommage de renoncer à des choix mûrement réfléchis pour une question de financement. Quand on veut réaliser ses rêves, l’argent ne devrait jamais être un problème.

En réalité, plusieurs pistes s’offrent à toi. Selon le temps que tu as en dehors des cours, ta résistance à la pression et au stress, et ta capacité à t’organiser pour ne lâcher ni tes études, ni ton job, les types de boulots sont différents.

La grande vérité est la suivante : étudier ET travailler en même temps est un vrai défi. Ta double vie d’étudiant et de travailleur, c’est synonyme de fatigue, stress, gestion stricte de ton agenda et de ta vie sociale. Tes parents vont te reprocher de ne pas donner de nouvelles. Tes potes vont te traiter de no-life. Il faudra nécessairement assumer tout ça !

Mais tu t’accroches à ce but qui est le plus important pour toi : décrocher ton diplôme. Et par conséquent te donner tous les moyens d’y arriver.

Tu as raison ! Car tout est une question d’organisation. Et de mental. Si tu veux, tu peux, et tu vas pouvoir le prouver.

S’organiser, s’organiser, s’organiser

On te le répète depuis assez longtemps, et pourtant tu ne sais toujours pas t’organiser à l’avance ? Pas de panique, ce n’est qu’une question de méthode !

Prends ton smartphone ou ton agenda papier, et commence à y noter ton planning du mois :

-tout ce qui est lié aux cours : horaires, examens, dates butoir. Si tu as des examens, tu peux prévoir les plages de révision à l’avance, numéros de téléphone importants

-tout ce qui est lié au job : horaires, tâches administratives, numéros de téléphone importants.

Arrête toi là et regarde ton planning du mois : il te reste du temps par-ci par-là pour faire toutes les choses que tu aimes. Sport, sorties entre amis, ciné, vont pouvoir s’intercaler dans les plages libres.

Crées-toi un classeur de toute la paperasse administrative : oui, tu vas en avoir, et ça ne va pas s’arrêter là. Entre ta banque, les courriers de la fac, de ton job, ta sécurité sociale, l’assurance de ton appartement et ton forfait téléphonique, adopte les bons réflexes dès le début pour ne pas t’y perdre.

Travailler, ok. Mais où ?

Il y a évidemment les grands classiques des jobs étudiants. Connus de tous, ils font partie des premiers financeurs des étudiants en France, mais aussi dans le monde ! La demande est forte et les rythmes de travail assez adaptés aux étudiants : le traditionnel McDonald’s, mais aussi toutes les enseignes de fast food auxquelles on pense moins (KFC, Quick, Starbucks, etc.).

Les grands magasins proposent aussi de belles offres : Décathlon, Ikea, Gosport, mais aussi les petites boutiques de rues, pour vendre des vêtements, du matériel ou des objets.

N’oublie pas Disney aussi ! Eh oui, on l’oublie trop souvent, mais si tu es plutôt à l’aise en anglais et fan de Mickey, ils seront ravis de te compter parmi leurs animateurs. Si tu habites un peu loin, Disney propose aussi des logements aux membres de son casting ! C’est l’idéal pour des vacances bien rémunérées.

Ces jobs s’adaptent facilement à tes contraintes d’étudiant. Ils sont souvent bien payés mais imposent quand même des horaires de travail parfois pénibles. Pour y accéder, prépare ton CV et ta lettre de motivation car tout le monde se bouscule pour y travailler !

Un CV et une lettre de motivation, ça se prépare. 3 règles simples à respecter :

-lisibilité : taille de police suffisamment grande, espaces entre les paragraphes, pas de fautes d’orthographe ni de grammaire

-preuve : il faut tout prouver. Chaque expérience professionnelle doit être détaillée avec des résultats concrets, des tâches et des activités que tu as réalisées. Explique par exemple comment tu as atteint tes objectifs, surmonté les obstacles, pris des initiatives

-séduction : dans ta lettre de motivation comme dans ton e-mail de candidature, il faut que tu personnalises ton message en fonction de l’entreprise à laquelle tu postules. Si c’est McDo, parle de McDo dans chaque paragraphe, surtout le premier, en expliquant sincèrement pourquoi c’est McDo qui t’intéresse et pas un autre !

Si tu as besoin d’aide pour ta candidature, n’hésite pas à m’écrire, je suis là pour ça 😉

Les petits jobs ponctuels, de la place pour tous !

Les grands classiques

Cours particuliers, aide aux devoirs, babysitting, petsitting (pour les animaux !), hôte ou hôtesse d’accueil, sont les classiques indispensables à ton carnet d’adresse étudiant. Aujourd’hui, les sites internet qui proposent ce genre de jobs se battent pour avoir le plus grand nombre d’utilisateurs. Ils te veulent et ça tombe bien, tu as besoin d’eux !

Acadomia, Complétude, Superprof, Livementor, Yoopies, Kidsitter, Yoopala, Babychou, Dogsitting, Speaking-agency, Hotessejob, etc, etc. Tout est très simple avec eux : tu t’inscris rapidement, tu remplis un profil détaillé qui donnera envie de te contacter et de travailler avec toi, et tu gères ton agenda en ligne. Souvent, tout le processus de paiement est entièrement géré par le site, et tu reçois l’argent sur ton compte une fois que les missions ou les cours sont faits.

Les nouveautés

A côté de ces grands classiques, il y a aussi les sites tous neufs, tous beaux, qui te proposent des missions ultra-ponctuelles et complètement différentes. Au programme : distribution de flyers, déménagement, rédaction d’articles, ménage, réalisation d’études, de sondages, de logos, de sites internet, etc. Parfois il faut s’y connaître, surtout pour rédiger des articles ou concevoir des logos ou des sites. Mais la plus part du temps, ce sont des missions qui te sont accessibles.

Le principe est le même que pour les cours particuliers : il faut t’inscrire et soigner la présentation de ton profil, mettre une photo sympa et être hyper réactif quand des missions te sont proposées. Weslash, Crème de la crème, Wetask, Hamak, cherchent toutes sortes de profils motivés et ultra-réactifs ! N’attends pas pour t’inscrire, tu peux commencer à n’importe quel moment.

Une seule condition pour te faire une place sur ces plateformes : il faut que tu t’appliques dès la première expérience ! Ta force, ce sera la réputation que tu vas pouvoir te construire au fur et à mesure de tes expériences. Tu seras noté, tu auras des commentaires et des appréciations, et plus tu t’appliques, plus tu remonteras dans leurs classements. Tu pourras ainsi progressivement remonter tes tarifs et trouver des solutions de financement ultra-rapides !

Toi qui te demandais comment remplir le vide sidéral de ton CV, c’est une occasion en or pour commencer à avoir des expériences qui vont compter pour toutes les prochaines étapes : pour tes stages, ton premier job ou même la poursuite de tes études, les recruteurs seront ravis de voir que tu as su te bouger pour te prendre en charge !

Ils l’ont fait, et ils en parlent !

Charly a enquêté pour toi, et a interrogé des étudiants qui ont relevé le défi :

Sophia, 19 ans, a été équipière polyvalente chez McDonald’s pendant 1 an et demi, en parallèle de la PACES (médecine)

Pourquoi j’ai travaillé chez McDonald’s alors que je préparais l’un des concours les plus difficiles quand on est étudiant ? Depuis l’âge de 12 ans, je n’avais qu’un seul rêve : devenir médecin. J’étais ultra-convaincue, mes notes me le permettaient, et tout le monde m’a accompagné dans cette étape. Mais je devais pour cela déménager, louer un appartement et prendre en charge toutes mes dépenses. McDo, c’était la solution la plus évidente : un bon salaire récurrent et la possibilité d’aménager mes horaires en fonction de mon emploi du temps scolaire. C’était sûrement fou, car quand tu fais médecine, tu dois te consacrer à 100% à tes études, mais il était hors de question pour moi de renoncer à mon rêve pour des raisons financières.

Les +++

J’ai vraiment adoré cette expérience, c’était grisant de gagner de l’argent pour la première fois de ma vie ! J’ai pu notamment m’offrir un bel appareil photo avec mon premier salaire, et surtout des vacances à Londres en toute indépendance ! Je n’avais jamais passé d’entretien d’embauche, c’était assez stressant mais finalement j’étais contente de passer par cet exercice incontournable (mais sûrement pas insurmontable !).

J’ai beaucoup appris de cette expérience, notamment comment gérer une situation stressante, comment réagir face à des collègues parfois malveillants, adapter mon comportement à mon interlocuteur (que ce soit équipier, formateur, manager, ou directeur, chacun occupe une place précise dans la hiérarchie et il faut savoir quelle est la tienne… et c’est comme ça dans toutes les structures, alors plus tôt on l’apprend, mieux c’est !). Et puis, assez rapidement, j’ai pu monter en compétences et en responsabilités, j’ai été formée à de nouveaux postes… j’ai trouvé ça top de pouvoir évoluer au sein d’une telle entreprise !

Au-delà de l’aspect financier et de l’apprentissage, j’ai aussi ressenti une certaine fierté à mener de front mes études de médecine et ce job, ça m’a prouvé que j’étais capable de me dépasser.

Les –

J’ai été très fatiguée pendant cette période : pour optimiser mon emploi du temps, je faisais beaucoup de fermetures au McDo, j’étais donc souvent réveillée (et active !) jusque 2–3h du matin… Du coup, mon corps s’était habitué, et pas évident de trouver le sommeil en semaine !

J’ai fini par contourner l’obstacle en révisant pendant ces moments, mais j’étais quand même tout le temps épuisée.

C’était aussi générateur de stress : je me souviens avoir rêvé de hamburgers pendant longtemps. Je ne rêvais pas de les manger, mais je faisais toujours les mêmes cauchemars, où je fais tomber des plateaux entiers de Big Mac, où je me trompais complètement de garniture. Tout va très vite chez McDo, et c’est un peu difficile de tout maîtriser. Surtout quand on est aussi maladroite que moi ! Et puis, pendant les rushs (les grosses périodes d’affluence le midi et le soir), tout le monde est hyper tendu, on se fait souvent crier dessus, il faut apprendre à ne pas s’en formaliser, ce n’était pas toujours drôle.

Fanny, 23 ans, a été vendeuse chez Louis Vuitton pendant les vacances d’été, en parallèle de ses études de commerce

Les +++

J’ai vraiment gagné beaucoup d’argent ! Payée au SMIC, j’ai travaillé pendant 2 mois et du coup je disposais à la fin de mon job de plus de 2 000 euros pour financer 4 mois de loyer. En plus, l’équipe était super sympa : on était 200 vendeurs dans le magasin, dont une quarantaine d’étudiants qui faisaient comme moi ce job d’été pour avoir à la fois une expérience intéressante et un peu d’argent pour les études.

J’ai appris beaucoup (beaucoup !) de choses : vendre dans le monde du luxe, parler anglais avec les nombreux touristes, comprendre le fonctionnement d’un super magasin, respecter les codes de la maison, être créatif pour atteindre voire dépasser les objectifs de vente. C’est un secret, mais j’avais un objectif de 6 500 euros de produits vendus… par jour ! Il fallait vraiment travailler sur son sens commercial pour les atteindre, et je n’avais jamais cru que j’en étais capable avant de le tester.

Les –

Rester debout toute la journée, toujours impeccable dans sa tenue de vendeur de luxe, même quand on est fatigué et qu’il fait chaud ! Les conditions de travail étaient vraiment à un bon niveau, mais à la fin de la journée, j’étais contente que ça s’arrête !

Yann, 21 ans, a été professeur de maths pendant 2 ans chez Completude pendant an, en parallèle d’une école d’ingénieur

Les +++

J’ai beaucoup aimé le fait de travailler dans une entreprise, un groupe avec une culture, des valeurs et des méthodes de travail. Complétude m’a pas mal encadré, ils me donnaient plein de conseils pour bien remplir ma mission, tout en me laissant prendre mes responsabilités, et j’ai vraiment apprécié cet équilibre : je me sentais accompagné, mais autonome. Ca m’a beaucoup appris, je suis passé de « l’autre côté de la barrière », j’ai trouvé intéressant le fait de me mettre à la place des profs pour une fois, ça m’a permis de prendre un peu de recul.

En plus, j’ai pu revoir mes bases de maths !

Le plus gros avantage était évidemment financier ! J’avais trouvé le bon plan : je donnais des cours à des jumelles, du coup j’étais payé deux fois plus ! Elles habitaient tout près de chez moi, donc c’était vraiment pratique et ça m’a bien dépanné.

Les –

Une fois le premier briefing (très complet) passé, je trouve qu’on est un peu « lâchés dans la nature ». J’aurais aimé avoir un suivi plus régulier, rencontrer l’équipe Complétude de temps en temps pour faire un point.

Ensuite, géographiquement, c’était un petit peu compliqué : j’habitais loin de Paris donc j’étais plutôt bien payé dans ma zone, mais je perdais beaucoup de temps dans les transports pour aller du domicile d’un élève à un autre : pas toujours évident de trouver plusieurs élèves dans le même quartier. Au final, je faisais souvent plus de trajet que d’heures travaillées, puisque les missions ne dépassent jamais 2h.

En conclusion, financer ses études : mission possible !

Voilà, maintenant tu sais tout sur les jobs étudiants, la balle est dans ton camp ! Mais ça ne s’arrête pas là. Une fois que tu as travaillé, réalisé des missions, n’oublie pas à chaque fois de noter :

Tout ce qui t’a plu : et que tu aimerais retrouver dans ton prochain job

Tout ce que tu n’as pas aimé : et qu’il est hors de question de retrouver dans ton prochain job

Ce que tu as appris sur toi : tu as aimé travaillé en équipe ou seul ? Gérer toi-même ton propre budget, tu as trouvé ça comment ? Etre en contact avec des clients, vendre, faire des tâches rébarbatives, bouger, rester dans un bureau derrière un écran d’ordinateur, qu’en as-tu pensé ?

Toutes ces informations sur toi et sur ton environnement de travail idéal sont précieuses. Elles te guideront petit à petit vers le métier dans lequel tu seras épanoui !

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