Enfermé dans un bureau, toute la vie ? Non merci ! - Charly

Enfermé dans un bureau, toute la vie ? Non merci !

Quand Charly te pose la question « ta vision de la réussite professionnelle, c’est quoi ? », tu fais partie des 80% qui répondent : bouger, ne pas être enfermé dans un bureau toute la journée, voyager tout le temps. Gagner de l’argent, passer du temps avec ta famille, tes amis, font aussi partie du Top 3 de tes aspirations. Mais la première chose qui te vient à l’esprit, c’est ce que tu ne veux pas : une cage qui te sert de bureau, et un ordinateur qui te coupe du monde.

C’est normal !

Tu les vois ces hordes d’humanoïdes qui se bousculent dans les couloirs du métro, se traînent à la queue leu leu dans leurs voitures en file indienne sur le périph. Ils ne sortent de leur bureau qu’une fois dans la journée. Et la distance la plus lointaine que leurs yeux atteignent, c’est à peine 6 mètres. Alors que par-delà les tours, les immeubles et les ponts, se trouvent des paysages à perte de vue.

Il fait nuit quand ils partent de la maison. Il fait nuit quand ils rentrent. Du soleil, ils n’auront vu que le reflet dans le rétroviseur au milieu des embouteillages. Allez, j’exagère un peu. Ils enchaînent souvent les pauses à 10h, le midi et en milieu d’après-midi. Mais vite vite, il faut retourner au travail, car tu comprends, j’ai une montagne de boulot qui m’attend.

Le portrait, tu le visualises très bien. Toute la journée derrière l’ordinateur, faire la queue pour imprimer un document, faire la queue pour se servir de l’eau dans un gobelet en plastique, faire la queue pour attendre la box de pâtes au pesto. Tout ça tu le vois très bien, et tu es sûr d’une chose : tu n’en veux pas. Tu es catégorique sur ce point : cette vie-là n’est pas pour toi. Tu ne sais pas comment ils font pour tenir. Ils n’ont sûrement pas le choix.

Tu as le choix

Mais aujourd’hui, là, maintenant, tout de suite, tu as ce choix devant toi. Tu es pourtant conscient d’une chose. Beaucoup (beaucoup) de métiers se passent comme ça. C’est simple : en France, tu fais partie d’une société tertiaire. Grosso modo, ça veut dire qu’on ne produit presque plus rien. Ni industrie ni agriculture. Ces hordes d’humanoïdes font juste ce que Big Brother a décidé pour nous : des open spaces à perte de vue, avec des hommes en costume et des femmes en tailleur qui passent 80% de leur journée à réaliser des tâches administratives.

Tu t’en rends bien compte, toi qui dois faire ton choix maintenant. La liste des études qui te mènent à ce genre de vie est bien longue : administratif, économie, gestion, management, bureau d’étude, comptabilité, droit, ressources humaines, finance, banque, assurance. Et on n’y pense pas, mais toutes les voies techniques et technologiques te mèneront souvent droit sur une chaise devant un ordinateur. L’ingénieur, l’architecte, l’informaticien, le développeur, le scientifique passeront plus de temps à taper sur un clavier qu’à concevoir les innovations de demain.

Une évidence

Est-ce que ça veut dire que tu dois fuir ces filières, partir en courant tout de suite ? Non, la réponse est non. Il existe des raisons évidentes pour lesquelles une majorité de ces métiers existe. Ça ne te vient pas tout de suite à l’esprit mais ces gens-là comptent. Mais ils sont eux-mêmes de plus en plus nombreux à chercher un sens à ce qu’ils font. Ce fameux sens, cette perle rare qui devient la quête ultime.

C’est tellement important. Si tu fais le calcul, tu vas passer plus du tiers de ton temps éveillé à être assis dans un bureau face à ton écran d’ordinateur. Alors pour être motivé, pas juste quelques mois, mais pendant des années voire toute la vie, il faut bien trouver un sens à tout ça. Certains travaillent dans des secteurs où le sens est évident : l’énergie, l’éducation, la santé, le progrès technologique ou la recherche scientifique. D’autres construisent des maisons pour loger des gens. Ils ont de la chance, tous ceux-là, car la question du sens est évidente.

Excel

Mais que dire de tous ceux qui sont noyés dans la paperasse, les factures, les chiffres à perte de feuilles Excel ? Et tous ceux qui sortent de réunion avec le sentiment de ne pas avoir avancé, ou pire d’avoir reculé. De ceux qui font des plans sociaux, qui privent des milliers de personnes de leur emploi. Et enfin de tous ceux qui spéculent sur les cours des matières premières et qui finissent par affamer des populations entières à l’autre bout du monde.

J’exagère. A peine. Mais le message est le suivant : le quotidien prend très (très) vite le dessus. Et ces hordes d’humanoïdes ont tous été un jour comme toi. Il y a quelques années voire quelques dizaines d’années, ils étaient exactement à ta place. Et si Charly avait existé à ce moment-là, ils lui auraient répondu la même chose que toi : je ne veux surtout pas passer mes journées enfermé dans un bureau derrière un écran d’ordinateur. Avec pour seule amie une souris.

Alors le risque est gros. Il est énorme pour toi qui dois décider maintenant. Statistiquement, tu as de très fortes chances de finir comme eux. Tu gagneras plus ou moins bien ta vie, tu auras ton rythme de tous les jours, tu pourras t’acheter une voiture et passer beaucoup de temps dans les embouteillages. Mais si tu préfères le métro, tu auras tout le loisir d’en profiter, bien collé-serré.

Prends les choses en main

A moins d’en décider autrement. Là, maintenant, tout de suite. Est-ce que tu as le courage d’aller jusqu’au bout de ta détermination ? Quand tu me dis que tu ne veux surtout pas finir en humanoïde qui fait la queue devant la machine pour payer 30 centimes son café pas bon, à quel point es-tu sincère ? Sauras-tu assumer ta décision ? Toute la vie ? Même quand tu vas tomber amoureux-se d’un(e) humanoïde trop joli(e) ?

Si la réponse est OUI (il faut que ce soit un grand oui sinon ça ne marche pas). Je te propose de découvrir des voies professionnelles incroyables. Celles qui te feront voyager, bouger, faire des projets, vivre des aventures, échouer et recommencer. Celles qui feront qu’aucune semaine ne ressemble à une autre. Tu auras sûrement à passer quelques heures devant ton ordinateur. Mais pas beaucoup. En tous cas assez pour consulter facebook de temps en temps et éteindre le tout pour enfiler ton sac à dos et partir.

Ceux qui kiffent

Tu les vois de temps en temps, ces gens qui kiffent. Sur un plateau télé, au café du coin alors qu’il est 11 heures du matin, ou en signature en bas à droite d’un livre qui parle d’aventure et de trésors cachés. Ils kiffent, ils sont heureux, ils sont beaux. Je ne te parle pas des Anges, soyons d’accord. Pour eux, ça dure quelques semaines, voire quelques mois, ensuite la vie devient un enfer.

Non, moi je te parle du voisin ou de la voisine, de l’oncle ou de la tante, de ce membre éloigné de la famille que tu croises une fois tous les quatre ans mais à qui tu as envie de crier : emmène-moi avec toi, loin dans ton navire, emmène-moi, je suis sympa je te le jure ! Je te parle de vrais plans sur la comète, je te parle d’amour et d’eau fraîche. Car j’écoute ce que tu me dis et je te comprends : tu ne veux pas finir ta vie enfermé dans une cage, avec pour seules fenêtres celles de ton écran d’ordinateur.

Ces hordes d’humanoïdes, ce n’est pas toi, ce n’est pas moi. Nous, on a compris. Il nous reste 100 ans. Tu te rends compte ? Plus que 100 ans (à peine !) pour tout faire : contempler New York du haut de la Statue de la Liberté, apprendre à faire des macarons, soigner les pandas chinois, faire le carnaval de Rio, planter un arbre dans ton jardin, avoir un jardin, construire une école en Afrique, réaliser le film de ta vie, ou même un clip ça suffit !

C’est parti

Alors plus de temps à perdre, tu dois faire tes choix maintenant, pour ne pas devenir un humanoïde qui doit supplier son patron de le lui donner 5 minutes pour courir à la poste et envoyer un courrier à sa mamie. Et tu peux choisir dès aujourd’hui de ne jamais vivre ça, jamais.

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