Après le bac… partir (enfin) ! - Charly

Après le bac… partir (enfin) !

Le bac. On en a tellement parlé, depuis la seconde, parfois depuis le collège, que tu as l’impression que c’est le graal.

Le bac, c’est la fin et surtout le début !

La fin du lycée, c’est quand même la fin d’une bien belle époque. Les histoires d’amour, les sorties entre amis, le programme des vacances et un peu de révision font le gros du programme. Traîner devant le lycée, s’alimenter principalement de menus big mac, ou s’envoyer des snap, ça prend déjà assez de temps comme ça. On te parle vaguement d’orientation post-bac, de choix d’études, de responsabilités, de location d’appart et de gestion de budget, mais c’est encore loin pour toi. Et difficilement palpable. Tu es pourtant sûr d’une chose : tu as hâte qu’elle arrive, cette liberté tant attendue. Quitter le foyer familial, suivre les cours dans un amphi de 600 personnes, gérer ton argent comme tu veux, vivre en collocation, partir en Erasmus, faire des week-ends en milieu de semaine avec tes potes. Bref, liberté chérie, me voici !

La folie de la 1ère année

C’est vrai, c’est génial ! Tout est complètement nouveau, surtout quand on débarque à la fac avec plusieurs milliers d’autres étudiants, parfois venus du monde entier. Ton emploi du temps change en permanence, tu découvres de nouvelles adresses, tes nouveaux bars préférés, tu te fais une nouvelle bande de potes et tu accueilles chaque jour avec son lot de surprises. Tu emménages dans un nouvel appart, soi seul soi dans une grande colloc. Et c’est parti pour les grandes rations de pâtes carbo… tous les soirs ! C’est la folie, la grande aventure, et ça arrive enfin. C’est parfois difficile, de tenir le rythme des révisions et des exams, de suivre les trips de tout le monde quand ton argent de poche fond à vue d’œil, et quand tu te poses pour réfléchir à une chose très importante : au fait, pourquoi as-tu choisi de faire ces études ? Est-ce la bonne filière pour toi ? Te reconnais-tu dans les débouchés ? Pas sûr. C’est normal, il paraît qu’un étudiant sur 2 se réoriente à la fin de la 1ère année de fac. Tu as peur d’en faire partie mais comme tu l’as compris, il y a une chance sur 2 que tu fasses partie du lot. Mais alors comment faire ?

Une solution

Ils sont de plus en plus nombreux chaque année à ne pas faire leurs vœux sur APB. Ils ont juste décidé qu’ils n’étaient pas prêts, parce que choisir est difficile, et que c’est un peu dur de se fermer des portes si rapidement. Mais choisir c’est aussi s’en ouvrir de nouvelles, et une porte mène à des chemins insoupçonnés. A des idées de métiers, de filières, de parcours auxquels tu n’aurais jamais pensé si tu n’avais pas tourné le poignet de la toute première porte. Du coup ceux qui ne font pas leurs vœux sur APB choisissent souvent de partir. Oui mais partir où ? Pour faire quoi ? Dans quel cadre ? Parlons du cadre justement. Le lycée tel que tu l’as connu, ce sont des cours toute la journée selon un emploi du temps bien rempli. De 1 heure à 2 heures par cours, des exams quelques samedis matins, des devoirs à rendre pour le lendemain, et un prof qui fait l’appel à chaque début de cours pour s’assurer que tu es bel et bien présent, du moins physiquement ! Finalement c’est tout ce que tu as connu jusque-là : depuis la petite section jusqu’à la terminale et parfois quelques années après pour ceux qui poursuivent dans les classes prépa ou en BTS, il n’y a pas d’alternative aux cours qui se suivent les uns après les autres. Or c’est justement ce que tu ne vas plus vivre en partant. Le cadre, c’est fini !

Vivre

Ou alors, c’est toi qui le décides. C’est désormais ton emploi du temps au grès de tes envies, des opportunités du moment et souvent de l’instant même ! C’est vertigineux quand tu y penses, car si jusque-là ta vie était réglée comme une horloge ou presque, du moins par les cadres imposés par les autres (professeurs et parents essentiellement), tout change pour finir…entre tes mains. Tu choisis souvent de prendre l’avion pour aller loin, très loin. Dans nos têtes, on pense aux plages de cocotiers, aux natures sauvages et aux montagnes enneigées. On pense faire la tête, se réveiller tard, prendre des photos stylées et tenir un blog. On pense aussi aux associations humanitaires, partout dans le monde, qui permettent de travailler pendant 2 ou 3 mois sur des projets concrets pour aider les populations locales à résoudre de vrais problèmes, souvent vitaux. Et rien que d’y penser, tu prends déjà 2 ou 3 centimètres ! Tu sens une couche supplémentaire se former dans ton cerveau et tout autour de ton corps, qui d’un coup te fait voir les choses avec des yeux tous neufs : les tiens ! Car ce que tu vas vivre et expérimenter t’appartient à toi rien qu’à toi. Pour la première fois, tu sens que tu construits les choses à ta façon et que tout se passe comme tu le veux ou presque. Tout n’est pas rose, loin de là ! Tes poches se vident à une vitesse folle tout comme le temps qui passe et les jours qui s’envolent pour ne plus revenir. Mais tu sais au fond de toi et ça se voit au premier regard qu’on te lance : tu es heureux.

Apprendre

Tu es heureux et tu n’as aucun mal à te réveiller chaque matin. Les expériences que tu vis en ce moment sont inédites et tu n’aurais jamais cru les vivre aussi intensément. Chaque jour qui passe t’apporte son lot de leçons : les relations humaines, le respect des uns et des autres, la satisfaction du travail bien fait, le salaire bien mérité suite à l’effort fourni, les ressources infinies que tu trouves en toi pour vivre à fond et ne rien rater des bons plans. D’ailleurs on t’appelle maintenant miss ou mister bons plans J Si toutes les nuits avant de te coucher tu faisais la liste des choses que tu as apprises dans la journée, il te resterait très peu d’heures pour dormir. Ces choses que tu apprends, ces réflexes que tu adoptes, ces nouvelles compétences que tu développes, tu es certain d’une chose : tu n’aurais jamais pu les apprendre aussi vite et aussi intensément sur les bancs de la fac. D’un coup, l’expérience que tu fais de ta propre vie dans un contexte complètement hors du cadre traditionnel devient primordiale. Jamais un bouquin, une théorie, ne t’aura autant appris.

Une étape obligatoire ?

A un moment donné oui. Peut-être pas tout de suite après le bac, peut-être quelques années après voire une dizaine d’années après tes études, mais partir tout court. Partir pour revenir mais partir au moins une fois ! Pour quelques mois ou quelques années, voyager, bouger, participer à des projets, et rien n’est mieux que l’associatif pour apporter un vrai coup de main qui peut véritablement changer des vies. En tant que volontaire, bénévole, ou pour un tout petit salaire, que ce soit pour réparer des maisons, installer une fontaine d’eau ou l’électricité, donner des cours de français, de maths ou de théâtre à des petits ou des plus grands, toutes ces expériences valent le coup d’être vécues ! Tu seras surpris de toutes les choses que tu vas découvrir sur toi, sur les autres et sur ce monde qui t’entoure. Tu auras de plus en plus confiance en toi et en toi environnement. Tu seras sûr de tes choix, ou du moins tu sauras ce qui est fait ou n’est pas fait pour toi. Et ça, c’est un grand pas en avant quand on parle d’orientation ou de choisir un métier. Il n’y a rien de pire que de se retrouver un diplôme en poche à devoir rédiger un CV ou une lettre de motivation sans histoire à raconter. Aujourd’hui toutes les entreprises qui recrutent ainsi que toutes les personnes avec qui tu seras amené à travailler te demanderont, en plus de tes compétences et de tes savoirs, d’avoir une personnalité qui te soit propre. Alors, es-tu prêt à prendre ton destin en main ? Si oui, n’oublie pas qu’un jour, il faudra que tu partes…. et que tu reviennes ! Sinon tu vas trop manquer à Charly 😉

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