Ce que veulent les jeunes [PART I] : parler, le nécessaire dialogue

Des jeunes parlent orientation scolaire

Hello Charly a cerné plusieurs tendances de ce que veulent les jeunes dans leur orientation et dans leur vie professionnelle : comment abordent-ils leur orientation, qu’est-ce qui leur correspond vraiment et enfin la quête de la liberté ! Une série d’articles présentera en détail ces 3 tendances. On commence par la première sans plus attendre…

Les jeunes veulent parler !

Les jeunes ont besoin de parler de leur orientation et de leurs projets. Au moment où se projeter dans le futur est difficile, l’orientation est souvent vécue comme une véritable angoisse.

La grande enquête de santé 2018 réalisée par OpinionWay pour la SMEREP a mis en lumière le fait que plus de 9 étudiants sur 10 sont stressés au moins une fois dans l’année : 71% des répondants (dont 25% de façon permanente), déclarent être stressés à cause des sujets d’orientation.

Pour éviter cela, il faut pouvoir échanger, libérer les jeunes de la pression sociale, scolaire et parentale.

La pression sociale est une réalité ; lors des discussions avec Charly certains jeunes évoquent spontanément la pression qu’ils ressentent. Aujourd’hui Hello Charly est capable de relever certaines barrières que peuvent s’imposer certains jeunes.

Ils sont nombreux à subir une forme de pression parentale. La plupart du temps et souhaitant bien faire, les parents ont tendance à influencer les choix de leurs enfants. “Mes parents préfèrent que je fasse tel métier”, “ils ne sont pas d’accord avec mes choix”, “ils n’acceptent pas mes décisions” etc.

La pression scolaire est également détectée par Charly. Les résultats scolaires, les mauvaises notes obtenues dans certaines matières, peuvent rapidement déstabiliser les élèves et leur faire perdre confiance en eux. Ce qui les braque quand ils sont amenés à faire des choix d’études ou de métiers.

Enfin, la représentation que se font les jeunes de l’ambition est trop souvent liée au salaire, à l’argent et aux grandes perspectives. Alors qu’une ambition forte réside également dans le fait de faire des choix qui nous ressemblent, conformément à nos valeurs. Ces croyances sont limitantes et les empêchent d’aller chercher des objectifs pas si inatteignables que cela.

La position du coach d’orientation

Face à toutes ces pressions anxiogènes, la posture du coach d’orientation est clé : être capable de solliciter une conversation axée sur les besoins du jeune afin de le rassurer et de le comprendre.

Par son format, la conversation génère une réflexion sur soi. Parler c’est prendre conscience de ses pensées et se forcer à s’interroger. Communiquer est un moyen de donner confiance, confiance sans laquelle le jeune pourrait ne pas se livrer, continuer à ressentir des craintes et donc ne pas envisager tout son potentiel.

Le coach permet d’avoir un regard neutre et de conseiller le jeune avec bienveillance. La neutralité va permettre de se concentrer sur les réelles envies et motivations du jeune. Elle permet également au coach de ne pas prendre en compte un cadre social ou affectif dans lequel le jeune peut se trouver, et ainsi l’orienter vers des métiers face auxquels le jeune aurait pu se mettre une pression inutile, se sous-estimer ou encore penser au regard de ses proches. Pour un jeune, parler à une personne qui n’est pas de son entourage peut lui permettre de se livrer plus facilement, car il est évident que les conversations sont confidentielles et qu’elles sont protégées par le secret professionnel.

Cet échange doit se faire dans la durée pour laisser le temps à la réflexion. Prendre le temps de se connaître c’est aussi prendre le temps de se poser pour réfléchir sur soi. Apprendre le monde, la vie, les relations, tout cela demande un travail particulier qui ne se fait que très rarement de manière autonome à cet âge. Les discussions doivent donc se faire par étapes, il doit être possible de pouvoir la stopper et la reprendre afin de pouvoir y apporter un élan nécessaire.

Ne pas être forcé

La démarche de provoquer et d’accepter cet échange doit venir du jeune lui même. Aucun intermédiaire ne doit le pousser dans cette approche. La requête doit être naturelle, être poussé par son entourage peut oppresser la personne et la faire fuir. L’orientation n’est pas une norme, elle ne vient pas chez tout le monde au même moment, elle passe par des étapes et des états différents, il n’y a aucune règle.

See you for the Part II ! 👋

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